Pourquoi j’ai décidé de passer au bio et d’arrêter d’acheter des produits industriels pleins de cochonneries

21 février 2011

Attention, je ne suis pas écologiste, loin de là. Il n’empêche qu’aujourd’hui des choses me paraissent aberrantes dans notre consommation de nourriture et surtout, dans la façon dont est produit tout ce qui nous alimente.

Ca fait déjà quelques temps que j’ai décidé de limiter mes achats de produits manufacturés pour privilégier des produits que je transformerai moi-même mais j’ai décidé d’aller un peu plus loin en n’achetant quasiment que des produits bio : viande, légumes, fruits et produits d’épicerie. Ne nous leurrons pas, les conditions de fabrication de la plupart des produits présents dans nos supermarchés sont terribles et la plupart des ingrédients qui les composent sont loin d’être nobles. J’ai déjà vu et lu plusieurs enquêtes à ce sujet et deux documentaires diffusés la semaine dernière ont achevés de me convaincre : Capital Terre sur M6 et Manger peut-il nuire à la santé sur France 3. Vous pouvez retrouver ces docs sur le replay des chaines.
Je vous parle aussi en connaissance de cause, j’ai travaillé pour des industriels de l’agro-alimentaire et je suis toujours employé par une entreprise qui commercialise ses produits auprès de la grande distribution. Aujourd’hui, c’est cette dernière qui joue un rôle très important dans ce qui finit dans notre assiette. Le problème ? La grande distribution ne recherche pas un bon produit mais un bon PRIX, donc votre produit aura beau être le meilleur du monde, si il est trop cher, vous pourrez aller vous faire voir. En voilà quelques conséquences :
 
-          Les premiers touchés sont les agriculteurs : je les plains, franchement. Un boulot très dur, 7j/7 pour quel résultat ? Ils arrivent à peine à se tirer des salaires à la fin du mois ! Alors oui, ils nous nourrissent, et heureusement qu’ils sont là, mais comment s’en sortir quand on vous achète votre marchandise à un prix qui ne couvrent pas vos charges ?
-          L’agriculture intensive : les fruits et légumes, les céréales sont bourrées de pesticides qui finissent dans notre sang. L’utilisation massive de ses produits touche aussi les agriculteurs qui se retrouvent atteint de myopathies, maladies de Parkinson, Alzheimer et cancer en tout genre ! Bien entendu, les géants de l’industrie des pesticides nient tout, et si les agriculteurs sont malades, c’est parce qu’ils n’ont pas su utiliser leurs produits correctement… Ahem.
-          Le cas de la viande : on n’en a jamais autant mangé ! Il faut produire, encore et toujours mais à quelles conditions ? Poulets élevés en batterie, cochons qui ne voient pas la lumière du jour, vaches nourries au maïs pour atteindre une taille adulte en deux fois moins de temps, poissons d’élevage dont on peut choisir la couleur voulue de sa chair (véridique, pour le saumon). L’animal n’est plus un être vivant mais un produit destiné à finir dans nos assiettes.
-          L’huile de palme : sa culture est responsable de la déforestation, notamment en Indonésie, et pourrait causer la disparition de l’orang-outan qui n’a plus de forêt pour vivre. Cette huile se trouve dans la plupart des produits discount et marque distributeur mais aussi dans les grandes marques, le Nutella, par exemple. On la retrouve souvent cachée sur les étiquettes sous le terme « matières grasses végétales ». Elle est massivement utilisée car moins cher (le prix, toujours le prix !!) mais est beaucoup plus mauvaise pour la santé que n’importe quelle huile, elle contient 4x plus de mauvais acides gras. Dans le reportage « Capital Terre » un exemple est éloquent, celui des chips. Un industriel explique que pour les chips vendues sous sa marque (Cibell, je crois), il utilise de l’huile de tournesol, par contre, pour les produits qu’il fabrique sous marque de distributeur, il doit utiliser de l’huile de palme pour répondre aux exigences des distributeurs…


L’important est d’apprendre à lire les étiquettes et de les boycotter si elles sont à rallonge ! Dans un même produit, vous pouvez avoir presque autant d’additif, de colorants, d’arômes que d’ingrédients principaux.
C’est à nous, consommateurs, de faire changer les choses en achetant mieux car tout ça ne va pas s’arranger, la population mondiale grandie et il faudra nourrir tout ces gens, la question qu’on doit se poser c’est, à quel prix ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je suis tombée sur votre blog par hasard et je voulais vous dire BRAVO pour cet article.

Je suis agricultrice et j'élève des porcs en liberté (ils sont dans les prés et forêts toute leur vie, toute l'année jour et nuit).
Ce mode d'élevage est plus couteux, mais grâce à des personnes comme vous qui prennent conscience qu'il y a certaines priorités, nous pouvons vivre de ce que nous faisons, tout en préservant la planète et le bien-être animal.

Un grand merci

Mylwina a dit…

Merci à vous, c'est grâce à vos initiatives que tout cela est possible! Dommage que vous ne soyez qu'une minorité...

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